Page 4 - Sur le fil - Sauvegarder le Vieux-Lyon au XXIe siècle
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Compte rendu du colloque
Un peu d’histoire...
Nathalie Mathian, historienne à l’Université Lumière-Lyon 2, rappelle les grandes étapes de dévalorisation et revalorisation du Vieux-Lyon. L’idée d’en sauvegarder la valeur est antérieure à la loi Malraux, et même antérieure à la Révolution. Au XVIIIe siècle, on disait vivifier, pour garder les équilibres. Le Vieux-Lyon était un secteur important de la ville lié à la religion, à la société civile, aux institutions, au commerce et aux foires.
Généalogie des politiques patrimoniales
créatrices
convergences
logique de régénération – démolitions et reconstructions d’immeubles neufs – en vue d’attirer les nouvelles élites de la ville.
À la fin du XIXe siècle, les habitants demandent un droit au patrimoine. En 1898, la Commission archéologique du Vieux- Lyon est chargée de réaliser l’inventaire, y compris photographique, du quartier et de recueillir les vestiges archéologiques et architecturaux à présenter au public. Jusque dans les années 1960, les relevés de détail, les diagnostics et les plans d’ensemble vont se multiplier. En 1930, face à l’éboulement survenu à l’angle du Chemin-Neuf et de la rue Tramassac, deux visions s’affrontent : la vision moderniste qui veut relier, par de nouvelles voies, les points forts de la ville et démolir et reconstruire l’ensemble du quartier ; la vision du préfet et de l’architecte en chef des monuments historiques, plus soucieux de continuités spatiales et urbaines, historiques et sociales. En 1946, la création de la RVL entraîne une synergie entre acteurs et permet un travail de fond avec les artisans et les habitants des trois secteurs du Vieux-Lyon. Louis Pradel élu,
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et	Mais à partir de 1848, s’enclenche une


































































































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