Chronique du jeudi 22 juillet 2021

Histoire du Temps Passé au Présent

Chaque jeudi un regard sur l’actualité

 

ASPIRANTES PRÉSIDENTES

 

À ce jour, un nombre de femmes non négligeable, pas loin d’une dizaine, pourraient être candidates à l’élection présidentielle de 2022. Depuis 1965, douze femmes, sur un total de 102 candidatures, se sont livrées à l’exercice, engrangeant des scores variables et deux seulement ont passé l’obstacle du premier tour en étant présentes au deuxième, en 2007 et 2017.

 

Il faudra attendre mars 2022 et la validation du nombre de parrainages nécessaires pour se présenter à l’élection présidentielle, mais actuellement, parmi les candidats déclarés figurent Nathalie Arthaud (depuis décembre 2020, qui a pris la suite d’Arlette Laguiller pour Lutte Ouvrière) ; Sandrine Rousseau et Delphine Batho (qui participeront en septembre à la primaire des Verts) ; Jacline Mouraut, ‘’gilet jaune’’ en reconversion (qui s’est déclarée en décembre 2020) ; Marine Le Pen (faut-il la présenter ?) ; Clara Egger du mouvement pour un référendum populaire, RIC (qui s’est déclarée en avril 2021) ; Hélène Thouy, du parti animaliste (candidate depuis le 1er juillet 2021). Et puis il y a les candidates possibles : Anne Hidalgo, Valérie Pécresse… Autrement dit huit candidates potentielles.

Regard dans le rétroviseur sur les dix précédentes élections présidentielles : au total, sur un peu moins de 90 candidats entre 1965 et 2017 (certains se sont présentés plusieurs fois devant les électeurs), 12 femmes seulement sont allées au casse-pipe si l’on ose écrire. Deux ont fait exception en étant présentes au second tour : Ségolène Royal (2007) et Marine Le Pen (2017) ; tandis que dix autres ont mordu la poussière au premier : Arlette Laguiller à six reprises (de 1974 à 2007), Huguette Bouchardeau (1981), Marie-France Garaud (1981), Dominique Voynet (1995 et 2007), Christiane Taubira (2002), Corinne Lepage (2002), Christine Boutin (2002), Marie-George Buffet (2007), Nathalie Arthaud (2012 et 2017), Eva Joly (2012).

C’est pour l’élection de 2002 qu’il y eu le plus de candidats à la fonction suprême (seize) et parmi eux, le plus de femmes (quatre). Va-t-on battre ce record en 2022?

Au regard des résultats des premiers tours, ces femmes candidates ont obtenu par ordre décroissant : Marine Le Pen, 33,90 % en 2017 (17,90 % en 2012) ; Ségolène Royal, 25,87 % en 2007 ; Arlette Laguiller, 5,72 % en 2002 (après 2,33 % en 1974, 2,30 % en 1981, 1,99 % en 1988, 5,30 % en 1995, et 1,33 % en 2007) ; Dominique Voynet, 3,32 % en 1995 (puis 1,57 % en 2007) ; Christiane Taubira, 2,32% en 2002 ; Eva Joly, 2,31 % en 2012 ; Marie-George Buffet, 1,93 % en 2007 ; Corinne Lepage, 1,88 % en 2002 ; Marie-France Garaud, 1,33 % en 1981 ; Christine Boutin, 1,19 % en 2002 ;  Huguette Bouchardeau, 1,11 % en 1981 ; Nathalie Arthaud, 0,64 % en 2017 (après 0,56 % en 2012).

Si l’on met à part le ‘’trio de tête  Le Pen – Royal – Laguiller’’, obtenant plus de 5 % des voix, force est de constater que les scores des autres candidates relevaient d’un combat perdu d’avance, faute du soutien d’un parti représentatif et d’un poids suffisant. Avis aux candidates pour 2022.

Denis Tardy

 

 

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